LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE
A) Le cheval dans la préhistoire

Déjà le cheval était une figure symbolique que l'on pouvait trouver dans de nombreuses grottes non seulement en France mais aussi dans le nord de l'Espagne. Ces peintures étaient le plus souvent exécutées en rouge, brun, ocre et noir.

Il
s'avère que ces desseins couvre une période allant de 35 000 à 12 000 ans avant notre ère ce qui se rapproche de la dernière période glaciaire et le climat de l'Europe ressemblait à ce momentà celui de la Sibérie actuelle.

Les
peintures rupestres trouvées dans les grottes de Lascaux (France) et d'Altamira (Espagne) montrent qu'à l'époque les chevaux n'étaient que des proies pour les hommes.

C
e n'est qu'à la fin de l'âge de bronze que l'on voit apparaître le mors et certaines pièces de harnachement.

L
e cheval ayant résisté longtemps à la domestication il aura fallu attendre des millénaires pour que les habitants des steppes asiatiques puissent domestiquer les ancêtres du cheval de Prjevalski.

Voi
là ! Ainsi va commencer une grande histoire faite de passion pour celui que l'on nomme :


"La plus belle conquête de l'homme"
# Posté le mercredi 28 mai 2008 17:09
Modifié le vendredi 30 mai 2008 14:55

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE
B) Les chevaux des croisés

Huit croisades ont eu lieu entre 1097 et l'an 1300 et les chevaliers qui partaient délivrer ou défendre la Terre sainte emmenaient leur lourd destrier sans savoir à qui ils allaient devoir se mesurer.

C'est ainsi que l'on s'aperçoit que les guerriers chrétiens et les guerriers musulmans n'avaient pas la même conception de l'équitation et du combat.

Duran
t les croisades, les croisés empruntèrent deux itinéraires pour gagner la Terre sainte. Soit ils traversèrent les territoires correspondant aujourd'hui à la Turquie et au Liban ou alors ils prenaient la voie maritime, ce que fit Richard Coeur de Lion.

Pour
les chevaux, le fait de faire le voyage par les terres les faisait rester en forme. Donc ça leur était profitable alors que les chevaux qui étaient dans les cales des bateaux étaient affaiblis du fait de leur immobilité.

Les ba
tailles se déroulaient dans les pays chauds et les croisés étaient munis de lourdes armures. Donc avec le soleil qui brillait de toutes ses forces et sous le poids des armures et de l'armement, les chevaux transpiraient énormément sans pouvoir s'abreuver comme ils le souhaitaient et pour ne rien arranger ils avançaient souvent sur des terrains souvent sablonneux et mous. Pauvres chevaux !

A l'inve
rse, les bédouins ignorant pratiquement l'armure portaient des vêtements plus amples mais qui les protégeaient quand même du soleil. Mais ce qui avantageaient les cavaliers musulmans c'était qu'ils montaient de vifs chevaux arabes. Ainsi avec leur armement plus léger et des montures plus rapides ils couvraient des distances importantes en peu de temps.

La faç
on de monter des bédouins était bien différente de celle de nos chevalier et pour cause ils étaient plus légers car ils ne portaient pas d'armure. Ils étaient dressés sur leurs étriers car ils chaussaient court et pouvaient asséner de puissants coups d'épée. Alors que les chevaliers avec leur armure ne pouvaient monter que jambe tendue et de ce fait, ils étaient moins agiles.

Il
est à parier que les chevaliers ont dû envier les montures des bédouins car leurs chevaux étaient plus rapides, plus maniables. C'est ainsi que les chevaliers n'ont certes pas modifier leur équitation mais en revanche ils ont rapporté quelques chevaux arabes qui au fil des siècles ont influencé progressivement les races européennes.
# Posté le jeudi 29 mai 2008 02:43
Modifié le vendredi 30 mai 2008 14:49

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C) Au temps des chevaliers.

La chevalerie, institution guerrière teintée de religion, est apparue vers l'an 1000 sous le règne d'Henri 1er.

Dura
nt tout le Moyen-Age, la chevalerie a occupé une place importante dans la société.

N'
importe quel cavalier s'avérant bon guerrier pouvait devenir chevalier. Le futur chevalier n'apprenait guère à lire et à écrire car toute son éducation était basé sur le maniement de l'épée, de la lance et la pratique d'une équitation plutôt simple. Exemptée d'impôt, la chevalerie s'engageait à verser le sang bleu de ses hommes pour défendre le pays au moindre appel du roi.

Pe
ndant plusieurs siècles, les chevaliers ont constitué l'élément majeur de l'armée.

L'
écuyer menait de sa main droite le "destrier", cheval de bataille, qu'il fallait garder frais pour les combats et il y avait les animaux de bât qui eux, portaient l'armure du guerrier, ses biens et ses provisions.

Beaucoup de seigneurs laissaient les chevaux se reproduire dans la nature : forêts, landes, marais et chaque année des chevaux étaient prélevés sur les hardes.

L'é
quitation était rudimentaire car non compatible avec l'armure. De plus, c'était une équitation brutale car les chevaliers utilisaient des éperons, ce qui blessait l'animal et les brides étaient redoutables au point d'abîmer la bouche du cheval.

Le saviez-vous ?

Au
Moyen-Age, il n'y avait pas que des périodes de guerre et en temps de paix, les tournois, comme les joutes permettaient aux chevaliers de montrer leur habileté dans le maniement des armes surtout quand il s'agissait d'éblouir une gente dame.
# Posté le jeudi 29 mai 2008 12:22
Modifié le vendredi 30 mai 2008 14:44

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE
D) Les chevaux de bataille

Au début du Moyen-Age, l'étrier permit aux cavaliers une stabilité plus grande et c'est pour cela que le combat à la lance avec les chocs qu'il implique devint le seul combat pratiqué. Les cavaliers ne devaient compter que sur des montures solides car ils étaient munis d'une armure pesante mais les armes également étaient lourdes.

A
cette époque là on peut même dire que les chevaux de batailles ressemblaient davantage à des chevaux de trait, d'ailleurs ils se déplaçaient le plus souvent au pas plutôt qu'à de superbes coursiers.

I
l aura fallu attendre le xvème siècle pour que les chevaux lourds soient abandonnés au profit de montures plus légères et ce revirement est dû à l'invention d'une nouvelle arme : l'arquebuse. En effet les cavaliers se sont aperçus que leur armure n'arrêtait pas les balles de cette arme à feu. De ce fait ils ont mis de côté les armures et par conséquent ils se devaient de choisir des chevaux plus rapides, maniables et c'est ainsi que l'on évolue vers une équitation plus subtile afin de tirer le meilleur parti du cheval.

Afi
n que cavaliers et chevaux ne fassent plus qu'un, soient efficaces lors des combats, un dressage a été mis en place ce qui donna naissance à ce que l'on appelle aujourd'hui : "l'art équestre".

Ce qu'
il faut savoir c'est que le cavalier portait son choix sur un cheval calme et sans peur car un champs de bataille a toujours été un lieu effrayant pour ces animaux.

Au f
il du temps la cavalerie s'est diversifiée. Nous avons d'un côté les hussards qui eux étant légèrement armés bénéficiaient de chevaux fins et rapides et de l'autre côté il y avait les cuirassiers qui étant lourdement armés montaient des chevaux dits "porteurs".

Juste un mot sur "l'élite". Tous les régiments de cavalerie du premier empire comportaient une compagnie d'élite. C'est à dire que lors d'une mission difficile alors que les montures du régiment faiblissaient, les chevaux de la compagnie d'élite étaient encore aptes à l'action.


P. S. : La photo ci-dessus évoque la bataille d'Austerlitz.
# Posté le vendredi 30 mai 2008 09:49
Modifié le vendredi 30 mai 2008 14:42

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE

LES CHEVAUX DANS L'HISTOIRE
E) Les chevaux royaux : la France

De l'ère
mérovingienne à la période napoléonienne, les chevaux royaux jouent un rôle important dans l'histoire de France. Destriers, Palefrois, carrossiers servent aux besoins de la cour.

Du
Moyen-Age à la Renaissance, de la dynastie des Mérovingiens à celle des Valois les souverains préfèrent des chevaux épais et puissants. Il faut dire aussi que ces chevaux correspondent à des occupations qui étaient à l'époque : chasse, guerre, voyage et n'oublions pas que les chevaliers avaient une armure d'où la préférence pour ces chevaux.

*
Sous François Ier, les écuries royales prennent de l'importance. Nous distinguons :

- la grande écurie qui rassemble les chevaux de guerre et de chasse,

- la petite écurie qui comprend les chevaux de carrosse et du roi.

* So
us Louis XIII, les grands seigneurs de province abandonnent domaines et écuries. De ce fait, les élevages locaux sont délaissés et cela contribue à l'extinction progressive de certaines races.

Alor
s que les "grands" se voient contraints d'acquérir des chevaux dans des pays voisins comme l'Espagne, ce n'est qu'en 1665, le 17 octobre, date de l'arrêté de Colbert que l'élevage français va se développer. Le premier haras va héberger pas moins de 300 juments et une dizaine d'étalons marqués sur la cuisse de l'emblême de Louis XIV (un L surmonté d'une couronne).

I
l faudra attendre le XVIIIème siècle pour que les chevaux royaux atteignent une grande renommée de part la création de haras, d'écuries et d'écoles.

A cett
e époque là pour favoriser l'essor de l'élevage, fut décidé un plan d'accouplement entre juments indigènes et des étalons arabes, barbes, espagnols et napolitains. La future progéniture servira aux grandes écuries de Versailles.

Le saviez-vous ?

Au VII
Ième siècle, le cheval royal est surtout utilisé en tant qu'aide militaire. En 732, c'est grâce à sa lourde et résistante cavalerie que Charles Martel gagne la bataille de Poitiers.
# Posté le vendredi 30 mai 2008 10:28
Modifié le vendredi 30 mai 2008 15:08